14 février 2009

Emission sur l'uranium: France 3 se félicite d'avoir ouvert un débat national

Chers habitants de Deuil la barre et d'ailleurs, l'émission sur l'uranium de France 3 que j'avais conseillée a permis d'ouvrir un débat. Voici la dépêche de France 3 reprise par l'AFP.

Gabriel BISIAUX, Verts à Deuil la Barre.

RALPH_WHITLEY_DEPLETED_URANIUM_ALERT_MAGS-sm.jpgAFP - 12 février 2009 - PARIS - France 3, qui a diffusé mercredi soir un magazine consacré aux déchets d'uranium, s'est félicité d'avoir "ouvert un débat national sur les déchets d'uranium en France" avec cette émission suivie par plus de 3 millions de téléspectateurs, selon un communiqué diffusé jeudi.

Le magazine d'enquêtes de la chaîne "Pièces à conviction", présenté par Elise Lucet, proposait des enquêtes et un débat sur une question de santé publique et d'environnement : "Uranium, le scandale de la France contaminée".

Au cours de l'émission, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo s'est s'engagé à veiller à une meilleure sécurisation dans moins d'un an des déchets de mine d'uranium abandonnés. "Je demande juste à Areva, qui m'apparaît responsable clairement, juridiquement et entièrement, de faire son boulot. Je demande d'avoir le rapport d'enquête", a-t-il dit.

Fin janvier, le groupe Areva avait annoncé son intention de saisir le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) à propos de cette émission, exprimant son "sentiment que le magazine est d'ores et déjà bouclé, à charge contre le groupe Areva".

09 février 2009

Pièces à conviction sur France 3 : pollution radioactive

Chers habitants de Deuil la Barre, le mercredi 11 février 2009 à 20H35 il y aura une émission Pièces à conviction sur les pollutions cachés de l'industrie nucléaire.

Voici un aperçu du programme :

dessin_nonoP.gifDepuis plusieurs décennies, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés en toute discrétion dans les campagnes, à proximité de zones habitées. Entre 1945 et 2001, la France a exploité 210 mines d'uranium, produisant 300 millions de tonnes de déchets radioactifs, abandonnés sans mesure de protection particulière. Qui sont les responsables? Pourquoi l'Etat n'a-t-il pas alerté les riverains? Et enfin, les populations concernées sont-elles en danger? Au sommaire: «Gueugnon, alerte à la radioactivité». Un reportage de Romain Icard. - «Nos belles campagnes... des poubelles radioactives?». Un reportage d'Emmanuel Amara. - «L'omerta politique». Un reportage de Romain Icard.

Selon le site de Noël Mamère, AREVA serait intervenu auprès du CSA pour empêcher cette émission (radiotélévisée pas radioactive).

http://www.noelmamere.fr/article.php3?id_article=1380

Selon Télérama, AREVA n'a aucune chance d'avoir gain de cause avant la diffusion de l'émission, mais après ?

http://television.telerama.fr/television/pour-areva-la-me...

 

28 novembre 2008

Le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste la prétendue "résistance" de l'industrie nucléaire à la crise

Chers habitants de Deuil la Barre voici le communiqué du mardi 25 novembre 2008 du réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations anti-nucléaires.
Il faut tordre le cou aux campagnes de communication de l'industrie nucléaire qui essaie de transformer la réalité pour légitimer le recours à une énergie ingérable sur le long terme.

Voici les termes du communiqué : 
 
 
Affiche_nucl_mars07.web.jpgLa présidente du directoire du groupe nucléaire français Areva, Anne Lauvergeon, a prétendu à plusieurs reprises ces dernières semaines que son entreprise traversait la crise "beaucoup mieux que beaucoup de groupes", et que le secteur du nucléaire était "très résistant".
 
La réalité est toute autre : à ce jour, depuis le premier janvier, Areva et EDF ont respectivement perdu 55% et 45% de leurs valeurs en bourse. Dans le même temps, le secteur de l'électricité n'a perdu globalement "que" 38%, ce qui montre que les entreprises du nucléaire sont encore plus frappées que les autres.
 
Par ailleurs, les projets de nouveaux réacteurs nucléaires, annoncés avec fracas ces derniers mois, sont en train de s'évanouir les uns après les autres. Certains étaient déjà menacés avant la crise mondiale, comme en Afrique du Sud et en Turquie. Tous les autres projets sont désormais fortement compromis par la crise mondiale.
 
C'est en particulier le cas aux USA (où les agences de notation condamnent le nucléaire pour des raisons financières)  et en Grande-Bretagne où EDF n'est même pas sûre de pouvoir rassembler les sommes nécessaires au rachat de British Energy : où trouver ensuite l'argent pour construire des réacteurs ?
 
Le fait est que le nucléaire nécessite des investissements de départ gigantesques, avec des perspectives de retour sur investissement à 25 ou 30 ans : une éternité pour un marché qui (sur)vit au jour le jour ! De même, les entreprises d'extraction de l'uranium (le combustible des réacteurs nucléaires), comme le canadien Cameco, font état d'importantes difficultés.
 
Mme Lauvergeon est engagée dans une fuite en avant, prétendant contre toute évidence que le secteur du nucléaire résiste à la crise et va se développer. L'heure de vérité approche : l'industrie nucléaire n'a pas d'avenir, contrairement aux énergies renouvelables qui nécessitent des investissements de départ beaucoup plus légers et qui, par ailleurs, sont propres et renouvelables contrairement au nucléaire.

20 octobre 2008

AREVA, Nord-Niger et Nord-Ouest Argentine : Les populations menacées ?

contamination-uranium-afriq.jpg

Chers habitants de Deuil la Barre et d'ailleurs, dans le 2ème arrondissement de Paris, dirigée par un maire Verts, c'est la journée de mobilisation et d’information Nord-Niger et Nord-Ouest Argentine : Les populations autochtones menacées

Samedi 25 octobre 2008 de 13h à 21h30

Espace Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, 75002 Paris.
Film, conférences, débats, expositions, concerts.

Programme sur http://areva.niger.free.fr

Organisé par les collectifs D’un plateau à l’autre et Areva ne fera pas la loi au Niger.

10 juillet 2008

Fuite d'uranium au Tricastin : pourquoi l’Autorité de sûreté nucléaire a-t-elle attendu plusieurs heures avant de donner l’alerte ?

Chers habitants de Deuil la Barre et d'ailleurs, le réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 820 associations a fait un communiqué de presse daté du jeudi 10 juillet 2008.
G
abriel BISIAUX, Verts à Deuil la Barre.

Fuite d'uranium au Tricastin : pourquoi l’Autorité de sûreté nucléaire a-t-elle attendu plusieurs heures avant de donner l’alerte ?

tricastin.jpg- Areva a tardé à avertir l’ASN, mais celle-ci a ensuite perdu plusieurs heures précieuses
- L’ASN aurait-elle attendu dans l’espoir que l’affaire puisse être étouffée ?

Dans ses déclarations, l’ASN met en cause, à juste titre, l’entreprise Socatri-AREVA : cette dernière a attendu de longues heures entre lundi soir et mardi matin avant d’avertir l’ASN, pensant peut-être pouvoir cacher l’existence même de la fuite d’uranium.
 
Mais l’ASN est elle aussi coupable de rétention d’informations pendant plusieurs heures.
 
Ainsi, le directeur général de l'ASN, Jean-Christophe Niel, reconnaît que "l'ASN a été prévenue vers 07H30 le matin" mais il ajoute que "l'exploitant a pris la mesure de l'importance du rejet vers midi" (cf dépêches agences de presse), comme si la mission de l'ASN n'était pas de prendre elle-même conscience des risques et de prendre immédiatement les décisions qui s’imposent. Ce n’est donc qu’en début d’après midi que l’alerte a été donnée.
 
L’ASN a donc délibérément choisi de ne pas informer les autorités (préfectures, etc), perdant ainsi 5 heures d’autant plus précieuses que c’est en tout début de matinée, au moment les radios sont très écoutées, qu’il était possible d’avertir efficacement les citoyens afin qu’ils ne se baignent pas ou ne boivent pas dans la journée.
 
Pourquoi l’ASN a-t-elle perdu ces heures précieuses ? Pourquoi cette mise en danger délibérée de la population ? L’ASN a-t-elle attendu dans l’espoir que l’affaire puisse être étouffée ? L’ASN n’aurait ensuite donnée l'alerte qu’après avoir compris que l’ampleur du rejet le rendrait tôt ou tard détectable par des organismes indépendants comme la Criirad.
 
En tout état de cause, s'il est évident que la Socatri-AREVA est coupable, il en est certainement de même pour l'ASN dont les responsabilités doivent être établies et sanctionnées.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à participer à un Rassemblement antinucléaire européen samedi 12 juillet à Paris (14h pl de la République). Les animations auront lieu dès le matin sur la place de la République, et un Colloque international se tiendra à 20h avec de nombreux invités d'Europe... et d'au delà.

Voir aussi les autres communiqués de presse sur ce sujet sur :
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualite...