28 novembre 2008

Le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste la prétendue "résistance" de l'industrie nucléaire à la crise

Chers habitants de Deuil la Barre voici le communiqué du mardi 25 novembre 2008 du réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations anti-nucléaires.
Il faut tordre le cou aux campagnes de communication de l'industrie nucléaire qui essaie de transformer la réalité pour légitimer le recours à une énergie ingérable sur le long terme.

Voici les termes du communiqué : 
 
 
Affiche_nucl_mars07.web.jpgLa présidente du directoire du groupe nucléaire français Areva, Anne Lauvergeon, a prétendu à plusieurs reprises ces dernières semaines que son entreprise traversait la crise "beaucoup mieux que beaucoup de groupes", et que le secteur du nucléaire était "très résistant".
 
La réalité est toute autre : à ce jour, depuis le premier janvier, Areva et EDF ont respectivement perdu 55% et 45% de leurs valeurs en bourse. Dans le même temps, le secteur de l'électricité n'a perdu globalement "que" 38%, ce qui montre que les entreprises du nucléaire sont encore plus frappées que les autres.
 
Par ailleurs, les projets de nouveaux réacteurs nucléaires, annoncés avec fracas ces derniers mois, sont en train de s'évanouir les uns après les autres. Certains étaient déjà menacés avant la crise mondiale, comme en Afrique du Sud et en Turquie. Tous les autres projets sont désormais fortement compromis par la crise mondiale.
 
C'est en particulier le cas aux USA (où les agences de notation condamnent le nucléaire pour des raisons financières)  et en Grande-Bretagne où EDF n'est même pas sûre de pouvoir rassembler les sommes nécessaires au rachat de British Energy : où trouver ensuite l'argent pour construire des réacteurs ?
 
Le fait est que le nucléaire nécessite des investissements de départ gigantesques, avec des perspectives de retour sur investissement à 25 ou 30 ans : une éternité pour un marché qui (sur)vit au jour le jour ! De même, les entreprises d'extraction de l'uranium (le combustible des réacteurs nucléaires), comme le canadien Cameco, font état d'importantes difficultés.
 
Mme Lauvergeon est engagée dans une fuite en avant, prétendant contre toute évidence que le secteur du nucléaire résiste à la crise et va se développer. L'heure de vérité approche : l'industrie nucléaire n'a pas d'avenir, contrairement aux énergies renouvelables qui nécessitent des investissements de départ beaucoup plus légers et qui, par ailleurs, sont propres et renouvelables contrairement au nucléaire.

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