03 juillet 2008

Rassemblement anti nucléaire à Paris république

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Chers habitants de Deuil la barre et d'ailleurs, allez voir le site de Sortir du Nucléaire : http://www.sortirdunucleaire.org/12juillet-paris/... 

19 mars 2008

442 réacteurs nucléaires dans le monde

Chers habitants de Deuil la Barre et d'ailleurs, savez-vous qu'il y a 442 réacteurs nucléaires de puissance fonctionnent dans 201 centrales nucléaires réparties à travers 31 pays différents dans le monde, soit un total de 370 GW produisant environ 17% de l'électricité mondiale (chiffres 2006).

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Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_r%C3%A9acteurs_nuc...

Gabriel BISIAUX, Vert à Deuil la Barre

08 février 2008

APPEL pour le NON à ITER et pour le OUI aux économies d’énergie, aux énergies renouvelables, et au choix démocratique des citoyens

37b58e8fdf19e9f891b36a9ec11f7068.jpgChers habitants de Deuil la Barre et d'ailleurs, je vous propose de signer la pétition que j'ai déjà signé contre ITER.
Cliquez sur "Signez l'appel".
Gabriel BISIAUX, Vert à Deuil la Barre.

Signez l’Appel

Les signataires du présent appel dénoncent la décision absurde et antidémocratique de l’Etat français et de la Commission européenne qui, sans l’aval de la population et sans tenir compte des fortes réticences de scientifiques de premier plan, ont décidé de la construction du réacteur ITER. Voici les raisons principales du refus d’ITER

Le réacteur ITER ne produira jamais d’électricité

Tout à fait officiellement, l’objectif d’ITER est d’essayer de maintenir une réaction de fusion nucléaire pendant… 400 secondes (voir le site officiel : www.itercad.org/intro_fr.html). Les lignes électriques THT (Très haute tension) qui vont relier ITER au réseau EDF vont être construites uniquement pour alimenter ITER.

ITER va consommer beaucoup d’électricité

"Pour démarrer ITER, il faut disposer de 500 MW, fournis par l’ensemble du réseau pendant une dizaine de secondes. Pour chauffer le nuage chaud de deutérium et de tritium (plasma) qu’il contient, il faut quelques dizaines de MW pendant 400 secondes. Enfin, de façon permanente, l’installation a besoin de 120 MW." (Le Monde, 5 décembre 2003)

ITER sera dangereux

Le Prix Nobel de physique 2002, le japonais Masatoshi Koshiba, a expliqué dès le 10 mars 2003 dans une lettre envoyée au premier ministre Koizumi que "Le réacteur nucléaire ITER, qui brûle du tritium, est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination de l’environnement"

ITER produira des déchets nucléaires

Masatoshi Koshiba, toujours dans sa lettre du 10 mars 2003, a expliqué que "La radioactivité des murs du dispositif et des matériaux de construction produiront 40.000 tonnes de déchets nucléaires." Ces déchets auront une durée de vie de l’ordre du millier d’années : c’est certes moins que les déchets produits par les réacteurs actuels (fission nucléaire), mais cela fera quand même un cadeau empoisonné pour les générations futures.

Il est fort possible que la fusion nucléaire ne permette jamais de produire de l’électricité

"Depuis quarante ans, on tourne en rond. Des projets comme ITER, on en a installé à Princeton aux Etats-Unis, puis en Grande-Bretagne, mais on n’a jamais vraiment progressé" (Claude Allègre, l’Express, 30 mai 2005). Et depuis 40 ans, on nous promet la fusion pour dans 20 ou 30 ans… Ca recommence aujourd’hui avec ITER…

Si la fusion nucléaire produit un jour de l’électricité, ce sera trop tard

Si des dizaines de milliards d’euros sont à nouveau gaspillés dans la fusion nucléaire, un lointain successeur d’Iter produira peut-être un jour de l’électricité, au mieux dans 100, 150 ou 200 ans. Or, tout le monde sait bien que le pétrole et l’uranium seront épuisés dans 50 ans maximum. ITER est donc une erreur majeure d’investissement.

Nous finançons les compensations colossales obtenues par le Japon

La Japon a obtenu le poste de secrétaire général du projet, 20% des effectifs (pour seulement 10% des investissements), l’hébergement de laboratoires de recherche, des travaux du site japonais de fusion nucléaire de Naka, l’implantation au Japon de l’éventuel "ITER 2" … qui sera financé à 50% par l’Union européenne ! L’argent public européen est sacrifié pour des décennies.

Si un pays se retire d’ITER, nous paierons la différence

"Si un pays quittait ITER, le pays hôte devrait alors financer, peut-être, 20% additionnels du projet", a déclaré M. Sakata directeur général du bureau de la recherche et du développement du ministère des Sciences du Japon. "C’est quelque chose que nous ne pouvons pas provisionner, pour des raisons d’économies", a-t-il souligné. "Au contraire, l’Europe a toujours fait savoir qu’elle était prête à payer des coûts supplémentaires, même si l’accord à six capote" (AFP, 28/06/2005 - 14h09)

…or, il est probable que les USA se retirent bientôt du projet ITER

Une commission du Congrès des USA a produit en mai 2005 un rapport qui explique que soutenir ITER était "déraisonnable, inacceptable, et peu clairvoyant". La Commission se dit "prête à refuser tout financement américain au projet ITER à l’avenir" David Goldston, chef de la Commission scientifique du Congrès, a même déclaré à la revue New Scientist : "la participation des Etats-Unis dans le projet ITER est peu vraisemblable.." (26 mai 2005). D’ailleurs, les USA avaient déjà quitté ITER. Ils sont revenus en 2003 pour soutenir la candidature du Japon. Leur nouveau départ ne serait pas surprenant…

ITER est destructeur d’emplois

Avec les sommes pharaoniques prévues pour ITER, il serait possible de créer et pérenniser environ 100 fois plus d’emplois. Ces derniers auraient une véritable utilité sociale (éducation, culture, santé, énergies renouvelables, etc.) et seraient harmonieusement répartis sur le territoire et non pas concentrés. Par ailleurs, les emplois prévus en région PACA sont principalement des "déplacements d’emplois" : de nombreux scientifiques vont venir s’installer près d’Iter. Où est le progrès ?

Offrir le "jackpot" à une région au détriment des autres, c’est la négation de l’intérêt général

Les déclarations émerveillées de nombreux élus de Provence sont indécentes : ils ont perdu tout sens de l’intérêt général, la seule chose qui les intéresse est le "jackpot" pour leur ville, leurs circonscription, leur département, leur région, au détriment des autres régions et pays contributeurs.

Pour la recherche sur la fusion, l’argent public français finance déjà le Laser Mégajoule

Au Barp (Gironde), la France a commencé à construire le Laser Mégajoule, installation aussi pharaonique qu’ITER et visant également à tenter de maîtriser la fusion nucléaire (respectivement par la voie du "confinement inertiel" et celle du "confinement magnétique"). Certes, officiellement, le Mégajoule sert à la mise au point des bombes atomiques, mais le CEA met en place des équipes mixtes "Iter/Mégajoule" ce qui confirme le double emploi de ces installations dont, par ailleurs, aucune évaluation n’est faite des (faibles) chances de succès. Et il n’est pas demandé aux citoyens s’ils veulent réellement financer les deux installations, ou une seule, ou… aucune !

ITER plombe la recherche

"Iter est encore un de ces projets de prestige qui ont, dans le passé, épuisé les finances de notre recherche. Ce fut d’abord la télévision haute définition, ensuite la construction du grand accélérateur national d’ions lourds (Ganil) à Caen, puis les vols habités dans l’espace et, enfin, la Station spatiale internationale. Résultats pour la science ? Rien, ou presque. C’est aujourd’hui le laser Mégajoule, à Bordeaux, et Iter, à Cadarache." (Claude Allègre, l’Express, 30 mai 2005). Idem : la SFP (Société Française de Physique) dénonce le risque de voir une importante part du budget de la recherche française affectée à ITER : "Compte tenu des difficultés que connaît l’ensemble de la recherche française aujourd’hui, la SFP demande que l’accroissement proposé de la contribution française ne soit pas prélevé sur le budget courant de la recherche civile"

La construction d’ITER a été décidée sans aucun processus démocratique

A aucun moment les citoyens français, et de façon générale européens, n’ont été consultés pour savoir s’ils voulaient financer massivement une expérience aussi controversée qu’Iter, mais aussi les dédommagements substantiels offerts pour leur désistement au Japon et à l’Espagne (qui a retiré la candidature de Vendellos)

Le gouvernement français doit abandonner le projet ITER et investir massivement dans les économies d’énergie et les énergies renouvelables. C’est la seule voie pour sauver l’environnement, assurer la sécurité énergétique, et développer des emplois nombreux et non délocalisables.

24 janvier 2008

Energie solaire : halte aux idées reçues

c8e4ab48d93e96fd89ef0e05dc51814b.jpgChers habitants de Deuil la Barre et d'ailleurs, il faut couper court aux idées reçues sur l'énergie solaire.

L'idée répandue la plus fréquente est que l'énergie solaire ne fonctionne pas la nuit et qu'elle se ne stockerait pas.

C'est faux.

Des centrales solaires ont été construites qui stockent une partie de la chaleur produite le jour pour la restituer la nuit.

Comment font-elles ?

Elles réchauffent des réservoirs d'eau contenant des sels de nitrates pour faire tourner des turbines par échanges de chaleur.

Pour aller plus dans les détails... 

Vous trouverez plus de détails sur le site wikipédia anglophone : http://en.wikipedia.org/wiki/The_Solar_Project

Vous pouvez également lire l'article en français sur le site signalé par Molinet :
http://futura24.site.voila.fr/solairetd/jour_nuit.htm

Et la politique dans tout cela ?

Le gouvernement français a fait le choix du nucléaire pour la France et pour la Libye (qui bénéficie beaucoup du soleil). Quand on finance des projets comme ITER et EPR, beaucoup de temps est perdu pour les énergies renouvelables.

Gabriel BISIAUX, Vert à Deuil la Barre.

23 janvier 2008

Tchernobyl : une vérité qui devrait déranger...

3200690c483bedc6499568615600831b.jpgChers habitants de Deuil la Barre et d'ailleurs,
Les problèmes d'écologie inspirent les artistes.
Aujourd'hui, certains ont la certitude que le nucléaire ne connaitra jamais l'effondrement d'un pays industriel comme l'URSS.
Qui a la certitude que l'Iran, l'Algérie, les USA ou la France ne connaitra jamais de faillite industielle de sa société?
Voici la notice du Spectacle relayé par le réseau "Sortir du Nucléaire".
Gabriel BISIAUX, Vert à Deuil la Barre
En 1986, le réacteur n°4, de type RBMK, explose à la centrale nucléaire de Tchernobyl. Nous sommes directement propulsés dans l’inconscient d’un homme confronté à une réalité nouvelle, un monde d’après la catastrophe. Ce voyage mental questionne à travers des frontières changeantes, des fragments de pensées, des images traumatiques, les limites du progrès technologique et l’impact d’une telle catastrophe sur nos vies et nos modes de pensées.

Le rêve prend en charge les dimensions physiques et métaphysiques de cet événement, là où la conscience ne peut plus opérer et s’incarne dans quatre corps, quatre trajectoires, quatre expériences d’un monde renversé, aux prises avec l’invisible. Un monde où tout est pareil et pourtant tout est différent. Les interprètes figurent les différentes facettes de ce monde intérieur qui tente de se frayer un chemin à travers les questions que Tchernobyl nous pose, les mensonges et les mystères que Tchernobyl recèle. Ils tentent d’éprouver et de comprendre tout ce qui a été bouleversé de manière irréversible. L’espace, la vidéo, le son, la lumière, les corps, le texte sont autant d’écritures qui interagissent pour transcrire ce voyage onirique et organique...

RBMK, une épopée de l'Homme pressé
Spectacle à Fontenay-sous-Bois (94)
Les 1er et 2 février à 20h30

Salle Jacques Brel, 164 bd Gallieni,
94120 Fontenay-sous-Bois

Tarif : 16 €
Réduction : 11 €
Moins de 25 ans : 7 €
Renseignements/billeterie :
01 49 74 79 10
fontenayenscenes@fontenay-sous-bois.fr
(FNAC : 0892 68 36 22, http://www.fnac.com)

Information relayée par le Réseau Sortir du nucléaire, Fédération de 800 associations - http://www.sortirdunucleaire.org

 

02 octobre 2007

Nucléaire : Mobilisons nous en nombre pour le samedi 27 octobre.

73e501584f397885e631ee7735b5645b.jpgChers habitants de Deuil la Barre,

Il est faux de croire que le changement climatique est le seul péril qui menace la planète. La prolifération nucléaire civil et militaire sont une menace pour la planète quelque soit le pays riche ou pauvre, démocratique ou pas.

Voici une information du réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 800 associations http://www.sortirdunucleaire.org

Gabriel BISIAUX, Vert à Deuil la Barre.

"Grenelle de l'environnement" : Grand rassemblement contre la politique pronucléaire de N. Sarkozy

Sortons du nucléaire - Stop-EPR

Samedi 27 octobre - 15h à Paris
Place de Fontenoy (derrière Les Invalides)
Près du "Grenelle de l'environnement".

- Les déclarations de M. Sarkozy à l'ONU et son accord nucléaire avec le dictateur libyen Kadhafi sont injustifiables
- La question du nucléaire a été tranchée avant le Grenelle
- Il faut annuler l'EPR et lancer un plan de sortie du nucléaire

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à un grand rassemblement devant le "Grenelle de l'environnement", samedi  27 octobre à 15h place Fontenoy (Invalides) à Paris, pour dénoncer la politique pronucléaire de M. Sarkozy ainsi que les décisions prises en la matière avant même la tenue du "Grenelle".

Trois faits majeurs illustrent cette situation :

1) Les déclarations de M. Sarkozy à l'ONU et son accord nucléaire avec le dictateur libyen Kadhafi sont injustifiables

Les déclarations pronucléaires de M. Sarkozy à l'ONU le 24 septembre ("La France est prête à aider tout pays qui veut se doter de l'énergie nucléaire civile"), ainsi que la signature le 26 juillet par M. Sarkozy d'un accord nucléaire avec le dictateur libyen Kadhafi, sont injustifiables. Voilà qui prouve en outre que la question du nucléaire a été tranchée avant le "Grenelle", puisque M. Sarkozy veut exporter cette technologie, balayant les problèmes gravissimes des risques, des déchets radioactifs, du terrorisme et de la prolifération nucléaire.
 
2) La question du nucléaire a été tranchée par le pouvoir avant même la tenue du "Grenelle"

Avant même les déclarations de M. Sarkozy, le "Grenelle de l'environnement" était caduc sur la question de l'énergie : dès sa prise de fonction, le Ministre de l'écologie (à l'époque M. Juppé, mais il n'a pas été démenti par M. Borloo) avait fait savoir qu'il était hors de question de remettre en cause le nucléaire en général et la construction du réacteur EPR en particulier. Certes, le ministère a ensuite concédé qu'il serait quand même possible de "parler du nucléaire" lors du "Grenelle", mais aujourd’hui il n’en est plus question : la remise en cause du nucléaire est tout à fait exclue lors du Grenelle de l'environnement.

3)  Le décret de construction du réacteur EPR n'a même pas été suspendu le temps du Grenelle

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a demandé que le "préalable pronucléaire" du gouvernement soit levé, c'est-à-dire que l'abrogation du décret qui autorise EDF à construire le réacteur nucléaire EPR (*). Ce décret a été pris en catimini, par le gouvernement Villepin, dix jours avant l'élection présidentielle, par le gouvernement Villepin.
L'argument du gouvernement, "Nous ne pouvons remettre en cause une décision déjà prise" : l’argument du gouvernement est parfaitement ridicule puisque M.Sarkozy a fait sa campagne présidentielle... sur le thème de la "rupture" : Comment croire à présent que le nouveau Président se sente subitement engagé par la signature de son "ami" Villepin ?  
Il n'est donc pas possible de participer au "Grenelle" alors que, pendant ce temps, EDF tente de rendre irréversible la construction de l'EPR.

Conclusion
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle donc les citoyens à un grand rassemblement de protestation devant le "Grenelle de l'environnement" pour dénoncer le coup de force pronucléaire du président Sarkozy et du gouvernement et exiger l'annulation de l'accord nucléaire Sarkozy-Kadhafi.
Mais surtout, il s'agira pour les citoyens d'exiger une loi de "sortie du nucléaire" afin que la France, comme par exemple l'Allemagne, en finisse avec l'atome, ses risques et ses déchets, et investisse réellement dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables.
Cela permettra d'ailleurs de s'attaquer vraiment au réchauffement climatique tout en créant des dizaines de milliers d'emplois non délocalisables, en assurant – véritablement - l'indépendance énergétique du pays et en réduisant les risques de prolifération nucléaire.

(*) ainsi que les décrets préfectoraux grâce auxquels EDF a commencé les travaux préparatoires au chantier de l'EPR.

Source : http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?article525

18 juillet 2007

Transparence, sécurité et nucléaire : EDF, encore dans le rouge

Communiqué des Verts du 17 juillet 2007
Transparence, sécurité et nucléaire : EDF, encore dans le rouge

La secousse sismique qui a frappé le Japon hier est un épisode malheureux, qui montre si besoin est, combien fragiles sont nos centrales nucléaires, même lorsque celles-ci, comme au Japon, sont prévues pour résister à de tel événements naturels. Incendie et fuites radioactives dans l'océan en ont été la conséquence pour le moins inquiétante de ce tremblement de terre.

En France, EDF , selon la fédération "Sortir du nucléaire" se fondant sur les travaux du très officiel IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) datant de 2003, n'a jamais voulu adapter nos centrales au risque français existant, et ce malgré les sonnettes d'alarme tirées par l'organisme scientifique.

« Des menaces très importantes apparaissent notamment sur les réacteurs de Bugey et Fessenheim » soulignent notamment les chercheurs de l'IRSN.

Les Verts demandent encore une fois que la logique de développement énergétique français, tout entier tourné vers le nucléaire, soit radicalement repensée en faveur des énergies renouvelables qui ont notamment l'immense avantage d'etre inoffensives.

Ils estiment également urgent que la sécurisation du nucléaire soit considérablement renforcée pour protéger les citoyen-nes et la planète de méfaits sanitaires et environnementaux extrêmement graves le temps d'une sortie programmée du nucléaire.

31 mai 2007

Des anti-EPR en Finlande et en France.

Chers habitants du Val d'Oise et de Deuil la Barre, voici un article de Greenpeace sur les actions contre l'EPR dans les pays où ils se construisent. Les Verts refusent l'EPR ici et ailleurs.

Gabriel BISIAUX, Vert à Deuil la Barre.

1301b9a6f1a8404df5fdfa14af1281de.gifInternational — Le 29/05/07 - Greenpeace occupe depuis 24 heures une grue du chantier de l’EPR en Finlande. En France, des militants anti-nucléaires ont investi un pylône électrique très haute tension situé à Fougères et relié à la centrale nucléaire de Flamanville.

Depuis maintenant 24 heures, six grimpeurs de Greenpeace (deux Britanniques, trois Finlandais et un Français) occupent une grue haute d’une centaine de mètres située au cœur du site de construction du premier réacteur pressurisé européen (EPR) d’Olkiluoto, en Finlande. Ils dénoncent ainsi les très nombreuses violations des règles de qualité et de sûreté et les problèmes rencontrés sur le chantier (18 mois de retard, 730 millions de dépassement budgétaire…).

Les six grimpeurs de Greenpeace ont passé la nuit en haut de la grue. Ils se sont réveillés ce matin déterminés à tenir jusqu’à ce que la compagnie finlandaise d’électricité TVO rende publique la liste des manquements aux normes de sécurité et de sûreté. Les travaux sur le chantier finlandais sont suspendus depuis hier et pour l’instant, aucune intervention des forces de l’ordre n’est prévue pour déloger les militants de Greenpeace.

Parallèlement, en France, vers Fougères (Ille-et-Vilaine), quatre militants anti-nucléaires occupent depuis 5 heures ce matin un pylône très haute tension (400 000 volts), évacuant l’électricité produite par la centrale nucléaire de Flamanville (Manche), où ont commencé les travaux de construction d’un second EPR. Equipés de vivres et de vêtements chauds, ils ont arrimé au pylône une plate-forme en bois sur laquelle ils se sont installés, prêts à tenir plusieurs jours. Cette action est revendiquée par le « Groupe d’action non violente anti-nucléaire » (Ganva), qui rassemble des citoyens opposés au nucléaire.

L’occupation du chantier de l’EPR finlandais par Greenpeace et du pylône électrique à Fougères par le Ganva interviennent alors que certains gouvernements européens sont tentés de promouvoir le nucléaire comme une réponse au réchauffement de la planète. Ainsi par exemple, en France, le nouveau président de la République Nicolas Sarkozy et son ministre de l’Ecologie Alain Juppé ont réaffirmé leur volonté de ne pas revenir sur l’EPR et de développer le nucléaire. La semaine dernière, en Finlande, le gouvernement a commencé à élaborer une stratégie de lutte contre le réchauffement climatique de long terme se fondant sur le nucléaire. Le 23 mai, Tony Blair a présenté au Parlement britannique une refonte de la politique énergétique de la Grande-Bretagne qui préconise la construction de nouvelles centrales.

« Attention à ne pas instrumentaliser la lutte contre les changements climatiques pour en faire un outil marketing destiné à promouvoir le nucléaire, avertit Frédéric Marillier, responsable de la campagne Energie de Greenpeace France. Le nucléaire n’offre aucune réponse au réchauffement planétaire. Au contraire, il s’agit d’une énergie dangereuse et non durable puisqu’elle utilise de l’uranium, dont les ressources sont limitées. Surtout, le nucléaire empêche de mettre en œuvre une politique d’efficacité énergétique et d’économies d’énergie, et étouffe toute tentative de développer massivement les renouvelables. »

Pour Greenpeace, le moratoire sur l’EPR demeure la condition essentielle à l’ouverture du débat serein sur le nucléaire qui devrait se tenir dans le cadre du Grenelle de l’environnement que Nicolas Sarkozy et Alain Juppé comptent organiser à la rentrée.

21 mai 2007

Pour le nucléaire, un Grenelle du mépris

Chers habitants de Deuil la Barre, on n'aurait pu se rejouir de la prochaine réunion d'un "grenelle de l'environnement".

Sauf que... Il y a entourloupe, lisez ci-dessous le communiqué des Verts. 

Communiqué des Verts, le 21 mai 2007

Les Verts s'inquiètent du mépris avec lequel M. Juppé traite les citoyens et les associations de protection l'environnement quand l'alerte concernant le développement de l'industrie nucléaire est donné depuis des années, que 60% de l'opinion publique(*) se dit défavorable à toute nouvelle installation nucléaire et que les associations spécialisées n'ont de cesse de montrer la nécessité d'un moratoire en la matière.

M. Juppé prétend en effet écouter la société civile avant de mener sa politique environnementale, mais, dans le même temps et avant toute chose, explicite sa politique de développement de centrales nucléaires de troisième et de quatrième génération, assénant à tous et à toutes la soi-disant incapacité de la France à subsister sans énergie atomique.

Ce préalable est dommageable à plusieurs titres : d'abord parce que la toxicité à court et à long terme de la production de cette énergie est avérée, particulièrement en terme de gestion du risque, de transports et d'enfouissement des déchets radioactifs. Ensuite, parce que le secret défense, voire le mensonge permanent qui accompagne le nucléaire sont une perpétuelle insulte à la démocratie. Enfin, parce que l'économie même que génère cette production énergétique est catastrophique : les études montrent en effet que le prix faramineux qu'un seul réacteur nucléaire représente (3 milliards d'euros pour le dernier) permettrait en effet la création de 10 fois plus d'emplois durables et d'au moins autant d'énergie propre s'il était investi dans le développement d'énergie renouvelable. Les Etats-Unis et la Chine se lancent ainsi dans ce domaine avec vigueur dès aujourd'hui.

Ainsi, si dès aujourd'hui la France ne change pas de politique et ne s'applique pas une logique de "rupture" si bien clamée par le président de la république, non seulement nous continuerons à être la poubelle de l'Europe, mais notre industrie nucléaire et les emplois qui lui sont liés, faute de reconversion, provoqueront des ravages sociaux à la mesure des fermetures des mines de charbon il y a quelques années, sinistrant à terme des régions comme celle de la Hague ou de Flamanville.

Anne Souyris, Porte Parole nationale des Verts et candidate pour les élections législatives 2007 de la circonscription de Valognes-Flamanville-La Hague

* Sondage demandé par Agir pour l'environnement en avril 2007, réalisé par BVA, auprès de 995 personnes.

08 mai 2007

Réacteurs nucléaires : les générations fantômes

Chers habitants de Deuil la Barre, je reproduis un texte du réseau "Sortir du nucléaire" sur les générations de centrale nucléaire.

Gabriel BISIAUX, Vert à Deuil la Barre 

Il existe différents types de réacteurs nucléaires, mais ils ont tous été conçus à la même époque. Le concept de « générations » de réacteurs nucléaires n’est qu’un emballage publicitaire inventé en 2001 par l’industrie nucléaire pour donner l’impression qu’elle progresse continuellement.

Lors du débat qui les a opposés le 2 mai, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont démontré l’étendu de leur incompétence en matière de nucléaire. Les deux candidats se sont en particulier trompés sur la part du nucléaire dans la production d’électricité. Par ailleurs, à propos du vieillissement des centrales, M. Sarkozy a mentionné de mystérieux « chapeaux de couverture » qui ne correspondent à rien de connu.

Enfin, les candidats se sont affrontés sur le réacteur EPR, qu’EDF entend construire à Flamanville (Manche). Selon ses propres constructeurs, ce réacteur est de 3ème génération. Mme Royal a donc eu raison sur ce point, contrairement à M. Sarkozy qui l’a placé dans la 4ème génération. C’est d’autant plus troublant que c’est M. Sarkozy lui-même, lorsqu’il était ministre de l’économie en 2004, qui expliquait aux parlementaires français qu’il était nécessaire de construire l’EPR dont, de toute évidence, il ne sait rien.

Mais oublions un instant nos deux candidats et leurs erreurs pour nous pencher sur une question que personne n’a posée jusqu’à maintenant : qu’est-ce qu’une génération de réacteurs nucléaires ? La réponse est simple : cela n’existe pas. Il ne s’agit là que d’un emballage publicitaire inventé en 2001 par l’industrie nucléaire pour donner l’impression qu’elle progresse continuellement.

Laissons de coté la fusion nucléaire dont rien ne permet d’affirmer qu’elle parviendra un jour de produire industriellement de l’électricité… ce qui n’empêche pas la France de se gargariser d’accueillir bientôt à Cadarache (Bouches-du-Rhône) le réacteur ITER. Ce dernier, même si sa construction était hélas menée à terme, ne produira pas d’électricité mais en consommera beaucoup.

Penchons nous donc sur les réacteurs nucléaires qui fonctionnent sur le principe de la fission nucléaire. Il en existe de différents types, que l’on distingue selon trois critères :

  • le combustible : uranium naturel, uranium enrichi, Mox (mélange d’uranium et de plutonium), etc.

  • le modérateur : eau, eau lourde, graphite, etc.

  • le fluide caloporteur : eau pressurisée, eau bouillante, sodium, gaz, etc.

En jouant sur les trois critères, on peut envisager des dizaines de réacteurs différents. Historiquement, pour des raisons technologiques et économiques, certains ont été privilégiés : la majorité des 435 réacteurs (chiffre au 1er janvier 2007) en fonctionnement sur Terre sont des réacteurs à eau pressurisée ou à eau bouillante, avec comme combustible de l’uranium enrichi. Notons cependant, nous allons y revenir, qu’il existe une catégorie très particulière, les réacteurs à neutrons rapides.

Les bases techniques de tous les réacteurs nucléaires ont été posées dès années 50. Il n’y a donc en réalité qu’une seule génération de réacteurs nucléaires, ces derniers étant tous « frères« . C’est pour cela que le fameux réacteur EPR n’est en rien de « 3ème génération » : c’est un réacteur à eau pressurisée, prévu pour fonctionner avec du combustible mox, comme c’est le cas de dizaines de réacteurs construits depuis 30 ans ou plus. L’appellation « 3ème génération » sert juste à faire croire aux citoyens que l’EPR représente quelque chose de nouveau, qu’il constitue un progrès par rapport aux réacteurs actuels.

Il en est de même des réacteurs désignés par le terme « 4ème génération » et que l’on nous promet pour 2030 ou 2040 alors qu’ils existent eux aussi… depuis les années 50 ! En vérité, cette supposée « 4ème génération » n’est qu’une nouvelle appellation pour les fameux réacteurs à neutrons rapides que nous avons déjà mentionnés. En France, par exemple, le réacteur Superphénix, mis en service 1985, relève de cette catégorie. Chacun se souvient des incroyables déboires techniques rencontrés par ce réacteur qui n’a jamais bien fonctionné et, finalement, n’aura réussi… qu’à désintégrer 10 milliards d’euros.

Malgré cet échec cuisant, le lobby nucléaire a décidé de retenter l’expérience. Pour ne pas susciter la colère des citoyens, il a été décidé de faire croire à une nouvelle technologie en utilisant le terme de réacteur de 4ème génération. Mais, selon le CEA lui-même, il s’agira bien d’un réacteur à neutron rapide et caloporteur sodium : c’est bien le retour de Superphénix, qui, comme son nom l’indique, renaît indéfiniment de ses cendres.

Cette affaire de générations de réacteurs nucléaire n’est donc qu’une mystification. On peut d’ailleurs le vérifier en se reportant aux articles de presse traitant de l’EPR, et ce depuis le milieu des années 90. Pendant des années, il n’a jamais été question de « 3ème génération« . Ce terme est apparu subitement en 2001 dans les publications et publicités de l’industrie nucléaire. Objectif atteint : peu à peu, sans s’apercevoir qu’ils ont été manipulés, les journalistes ont intégré l’idée que l’EPR serait de « 3ème génération« … sans même se demander d’où provient ce terme, et s’il recouvre autre chose qu’un bel emballage publicitaire.

La réalité est simple : l’EPR est un réacteur tout à fait comparables à ceux qui ont été construits depuis des décennies. Il est donc susceptible d’occasionner une catstrophe nucléaire et il produira des déchets radioactifs pour lesquels n’existe aucune solution. L’EPR est un réacteur du passé. Raison de plus pour ne pas le construire en France et investir plutôt, comme le demande 78% des citoyens (sondage LH2 février 2007), dans les énergies renouvelables.

Stéphane Lhomme
Porte parole du Réseau « Sortir du nucléaire« 

Source : http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=11184

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